210 heures de boulot, 3,2 millions de points, et une très jolie vidéo pour en relater le processus et en montrer le résultat. Michel Endara avait vraiment envie de rendre cet hommage à son père : le portrait, d'ailleurs, est intitulé "Hero".
La bijouterie est surfaite depuis le bas Moyen-Âge, et ce n'est pas passé inaperçu aux yeux de Kerry Howley. Malheureusement, certains y croient encore, ce qui nous fait subir les horreurs de Swarowski à chaque festival de je-ne-sais-quoi.
Bref, la jeune étudiante en art, Kerry, a décidé de changer de look. Or il se trouve qu'elle avait à ce moment là des cheveux tenant plus de la crinière de licorne - ou d'une série télé des années 80 - que d'autre chose. Du coup elle en a coupé 30cm d'un coup, et en a fait des colliers.
Bon ça lui a quand même pris 60 heures, mais dans le registre de l'originalité dans un domaine réputé pour son ultra-classicisme, c'est plutôt réussi.
Pour peu que vous nous suiviez régulièrement, vous êtes peut-être déjà familiers de notre amour pour les contes.
Nicoletta Ceccoli fait partie de ces graphistes dont le travail, empli d'émotions pastels et d'une candeur toute poétique, sait exprimer une sensibilité qui ne peut se départir d’une certaine idée de l'imaginaire enfantin.
Clement Valla aime les ponts. En tant que photographe à ses heures perdues, il aime naturellement les photos de ponts. Il ne lui a donc pas fallu longtemps, étant par-dessus le marché un peu fada de Google Earth, pour essayer de retrouver ses ouvrages favoris dans le logiciel en question.
Et comme ledit software convertit les structures de la 2D à la 3D dans le mode adéquat, le voici à fouiner joyeusement les banques de photos. Sauf que Google n'est pas infaillible et que son moteur de rendu rencontre parfois quelques difficultés dans l'appréhension des volumes de structures aussi complexes.
Ce qui donne ces photos en forme de cartes postales qui font montre de ponts mous ou fantômatiques, aux formes venues d'un monde à la gravité différente. Un gros coup de coeur (il y en a plein d'autres, suivez le lien).
Alors que nous voyons partout fleurir les covers, les match-ups, les mixtapes et autres bootlegs dans le monde merveilleux de la musique, force est de constater que ce n'est pas là le seul art à se trouver impacter par la pratique de la copie.
Le mot, terrible et effrayant, est celui qui a fait trembler vos jeunes années, depuis les bancs en bois de votre école primaire jusqu'aux amphis, il vous a poursuivi de ses assiduités avec force pugnacité. La copie, ce serait mal. Ce serait voler autrui, lui ôter de sa qualité, de son originalité.
Mais alors que nous nous interrogeons sur la qualité de nos méthodes pédagogiques en nous demandant si nous préparons vraiment la prochaine génération à la dure réalité du monde, la question mérite, à tout le moins, d'être posée à nouveau. La copie, est-ce vraiment si mal ? Historiquement, la notion a-t-elle toujours été si décriée ?
Sans en revenir aux moines copistes qui ce faisant participaient avec zèle à la communalisation du savoir, et en passant sur Gutenberg qui n'inventa ni plus ni moins qu'une machine à copier, ou encore sur la communauté scientifique qui n'hésita pas à promouvoir le partage des axiomes, il est facile de déceler tout au long d'une Histoire de l'Art mouvementée combien importantes ont été les influences des artistes les uns sur les autres.
Certes me direz-vous, il s'agit là de courants, d'influences, et pas de copie. Pourtant nous parlons d'artistes qui depuis le Moyen-âge sont formés par les mêmes maîtres en copiant leurs travaux, avant de réaliser leur premier chef d'oeuvre, oeuvre personnelle mais sans nul doute grandement impactée par ces premières expériences de copie. De la même manière l'art moderne puis contemporain a érigée la série, puis la copie elle-même, au rang de technique à part entière, la dépouillant de cette connotation péjorative qui avait longtemps pu être la sienne.
Restes à savoir si ce modèle se peut transposer à l'échelle d'autres pans de la société civile, au premiers rangs desquels l'education. Car si le travail collaboratif est un élément central du travail une fois la scolarité obligatoire achevée force est de constater que les exemples en restent rares avant cela. Or la collaboration, pour partie du moins, c'est la recherche, la copie, l'assimilation d'informations et d'études permettant une synthèse puisant dans la copie multiple une nouvelle forme d'orginalité.
La philosophie ne nous apprend d'ailleurs pas autre chose, puisqu'il s'agit de fomenter non sans arrières-pensées, sur le dos des plus grands et après des études plus ou moins succinctes de leurs pensées respectives, des textes originaux au moyen de nos plumes juvéniles.
Quant à savoir si l'on peut créer à partir de rien, la réponse me semble devoir être positive. Mais pour ce qui est de savoir si ledit travail ne tiendra pas plus de la réminiscence que d'une véritable originalité, pour peu qu'une telle chose existe, c'est une autre paire de manches.
Ça faisait un moment que je n'avais pas utilisé cette expression. *glad*